Tout le monde connait la wii, donc je vais éviter une intro trop lourde comme j'en ai le secret. Ouf pour vous.

Vendredi dernier donc, je faisais la queue dans le froid pour avoir ma Wii. Passé les premiers tests assez décevants, j'ai déjà 20 h de jeu au compteur sur la nouvelle Nintendo, soit sûrement assez pour donner mon impression sur les jeux. Ca va durer toute la semaine, au rythme d'un jeu par jour (oui, 7 jeux) et on commence aujourd'hui par le jeu que j'attendais le plus dans le line up: Super Monkey Ball Banana Blitz.

Pouf le dvd rentre dans la wii, la machine se met en branle (plus bruyante qu'une ps3, beaucoup moins qu'une Xbox 360). Quelques loadings plus tard, la première constatation est là: si les joueurs doivent réapprendre à jouer, les équipes de développement doivent réapprendre à faire des jeux. Par exemple, le menu ne profite pas du système de pointage infrarouge de la machine, mais plutôt d'une idée peu intuitive qui consiste à prendre la manette de la wii comme un manche à ballet et l'incliner de gauche à droite. J'ai mis du temps à trouver.
Chose surprenante, le Super Monkey Ball nouvelle génération n'est plus un jeu avec un singe dans une boule agrémenté de quelques mini jeux multi-joueur; mais un party game avec un singe dans une boule en bonus... C'est tout du moins ce que laisse penser le menu principal, sélectionnant par défaut les mini-jeux.

Le mode story (car c'est ce qui m'intéresse) est divisé en environnements de 10 level chacun (dont un bonus et un boss). La méthode de progression est à mi chemin entre le premier et le second épisode GameCube: on retrouve un nombre de vie limité, mais l'avancement est sauvegardé.
Dès le premier niveau, j'ai été choqué par la difficulté de bien maîtriser sa wiimote, à tel point qu'atteindre la position neutre (le singe ne bouge plus) est un quasi impossible. Du coup, les stages sont moins tarabiscotés et on ne hurle pas de douleur pendant leur preview et une fois le maniement de la wiimote bien assimilé, on explore les niveaux beaucoup trop vite. L'autre grosse nouveauté de cet épisode c'est le saut, saut qui permet de rattraper facilement une manoeuvre ratée ou de prendre des raccourcis plus facilement. Un ajout qui, selon moi, va dans le sens de la facilité: la wii s'adresse à un public de néophytes du jeu vidéo, le "blue ocean", et pour ne pas rebuter ces nouveaux joueurs, les éditeurs font des jeux faciles. Trop faciles?

Pour finir de parler du mode story, il reste les boss: le singe est catapulté dans une arène, plus ou moins complexe et doit en découdre avec un bestiaux dont le point faible est indiqué (trop facile dis-ai-je?). Il s'agit de sauter dessus pour faire des dégâts. 5 coups suffisent pour mettre le monstre par terre.
Pour finir, loin de ce que j'en attendais, je déconseille ce jeu à ceux qui ont aimé le pendant Gamecube de la série.